L’ESSENTIEL EN 7 CHIFFRES
- 26 321 patients télésurveillés pour insuffisance cardiaque en France au 31 mars 2026 (source : ministère de la Santé)
- 11 126 d’entre eux suivis avec Satelia® Cardio, soit plus de 40 %
- plus de 350 centres hospitaliers et libéraux utilisateurs
- plus de 27 000 patients accompagnés depuis le lancement de Satelia® en 2017
- 45,1 % des patients suivis autrement que par la voie connectée
- 5 études publiées, 12 en cours, 54 communications scientifiques et 17 congrès en 2025
- 59,8 % d’hommes, une majorité de plus de 70 ans, avec un pic entre 75 et 85 ans
Quatre patients télésurveillés sur dix.
Au 31 mars 2026, le ministère de la Santé recense 26 321 patients télésurveillés pour insuffisance cardiaque en France. 11 126 d’entre eux le sont avec Satelia® Cardio, soit plus de 40 %; c’est la part de marché de la solution sur la télésurveillance de l’insuffisance cardiaque. Ce chiffre national est rarement rendu public : il donne enfin une échelle à une activité entrée dans le droit commun le 1er juillet 2023, et permet de situer les opérateurs les uns par rapport aux autres.
Le rapport avance deux autres volumes, qu’il ne faut pas confondre. Plus de 350 centres hospitaliers et libéraux utilisent la solution. Et plus de 27 000 patients ont été accompagnés depuis le lancement de Satelia® en 2017 : c’est un cumul, à distinguer des 11 126 patients effectivement télésuivis à la date du relevé.

Une majorité de patients ne passe pas par la voie connectée.
C’est probablement la donnée la plus instructive du rapport. Le suivi connecté, celui que l’on imagine spontanément avec un patient autonome devant son écran, ne concerne que 54,9 % des personnes suivies. Les 45,1 % restants relèvent de trois autres modalités, pensées pour des situations où le numérique ne suffit pas.

Autrement dit, un patient télésuivi sur quatre l’est par téléphone, et près d’un sur sept avec l’aide d’un proche. Pour les acheteurs hospitaliers comme pour les équipes, c’est un point concret : une solution qui n’offrirait que la voie connectée laisserait de côté près de la moitié de la file active.
Le triptyque réglementaire, institutionnel et clinique.
Le rapport articule la différenciation autour de trois dimensions qui, prises isolément, ne disent pas grand-chose, mais qui comptent réunies.

- Le marquage CE de classe IIa, sous le numéro d’organisme notifié 0476. La classe IIa implique qu’un organisme notifié a instruit la documentation technique et l’évaluation clinique (ce qui n’est pas le cas d’un logiciel de classe I, auto-déclaré).
- L’inscription en nom de marque, c’est-à-dire une évaluation individualisée par la Haute Autorité de santé, dans un cadre distinct du référentiel générique de la télésurveillance. L’avis relatif à l’inscription a été rendu le 28 janvier 2025 par la CNEDiMTS, la commission de la HAS chargée d’évaluer les dispositifs médicaux ; l’arrêté du 28 mars 2025 a été publié au Journal officiel du 1er avril 2025. La HAS y caractérise un impact clinique.
- Des preuves cliniques et médico-économiques publiées dans des revues à comité de lecture, et diffusées auprès des sociétés savantes.
Ce que montrent les données cliniques.
Le rapport s’appuie sur l’étude TELESAT PRIOR-HF, publiée dans l’European Journal of Heart Failure le 9 mai 2026. Chez les patients ayant un antécédent d’hospitalisation, la télésurveillance y est associée à une réduction de 46 % de la mortalité toutes causes et de 32 % des passages aux urgences, dès les premiers mois de suivi, sans surcoût moyen observé par rapport aux soins courants seuls.
Deux précautions de lecture. Ces résultats portent sur une population précise: les patients déjà hospitalisés pour insuffisance cardiaque, et non sur l’ensemble des patients télésuivis. Et il s’agit d’une étude observationnelle en vie réelle, pas d’un essai randomisé : elle documente une association, non une relation de cause à effet démontrée.
Une année de production scientifique.
Le bilan 2025 de la recherche clinique et de la diffusion scientifique tient en quatre chiffres.

Ces travaux ont été diffusés auprès des sociétés savantes et dans les congrès et revues de référence du domaine : l’ESC, la HFA, la SFC et l’European Journal of Heart Failure.
Qui sont les patients télésuivis.
La photographie démographique explique en grande partie la répartition des modalités : une majorité de patients de plus de 70 ans, avec un pic marqué entre 75 et 85 ans, et 59,8 % d’hommes. C’est une population où l’aisance numérique ne peut pas être postulée, et où l’entourage joue souvent un rôle actif dans le suivi.
Un partenariat avec Withings.

En 2025, Satelia® a noué un partenariat avec Withings, afin de proposer davantage de personnalisation aux équipes et aux patients qui en ont besoin : des objets connectés cellulaires, proposés en option. Le principe fondateur reste inchangé; la solution doit rester accessible à des patients qui n’ont ni smartphone, ni connexion, ni appétence pour le numérique.
Ce que ce rapport ne dit pas.
C’est un document d’entreprise, pas une publication scientifique. Les chiffres d’activité qu’il présente ne sont pas audités par un tiers indépendant, à la différence des résultats cliniques, eux publiés dans des revues à comité de lecture. Quelques réserves utiles à la lecture :
- Les + 27 000 patients constituent un cumul depuis le lancement de Satelia® en 2017. Le nombre de patients télésuivis à une date donnée est de 11 126 au 31 mars 2026 : les deux chiffres ne se comparent pas.
- La répartition des quatre modalités décrit la base de patients Satelia® Cardio, et non l’ensemble des patients télésurveillés en France.
- Les résultats de mortalité et de passages aux urgences proviennent d’une étude observationnelle portant sur un sous-groupe de patients, et ne s’extrapolent pas à toute la population télésuivie.
- Le rapport ne présente ni taux d’abandon, ni données de tolérance du dispositif, ni comparaison directe avec les autres opérateurs de télésurveillance.
- Le chiffre national du ministère de la Santé est daté du 31 mars 2026 ; il évolue avec la montée en charge de la télésurveillance.
Questions fréquentes.
Combien de patients sont télésurveillés pour insuffisance cardiaque en France ?
26 321 au 31 mars 2026, selon les chiffres partagés par le ministère de la Santé. Ce nombre progresse depuis l’entrée de la télésurveillance dans le droit commun, le 1er juillet 2023.
Quelle est la part de Satelia® Cardio ?
11 126 patients, soit plus de 40 % des patients télésurveillés pour insuffisance cardiaque en France à cette même date.
Faut-il être à l’aise avec le numérique pour être télésurveillé ?
Non. 45,1 % des patients suivis par Satelia® Cardio ne passent pas par la voie connectée : 25,2 % sont suivis par téléphone, 14,6 % avec l’aide d’un proche et 5,3 % par un infirmier libéral à domicile.
Que dit la Haute Autorité de santé de Satelia® Cardio ?
Satelia® Cardio est inscrite au remboursement sous nom de marque, après une évaluation individualisée par la Haute Autorité de santé (un cadre distinct du référentiel générique de la télésurveillance médicale). L’avis relatif à l’inscription a été rendu le 28 janvier 2025 par la CNEDiMTS, commission de la HAS chargée de l’évaluation des dispositifs médicaux, et l’arrêté du 28 mars 2025 a été publié au Journal officiel du 1er avril 2025.
Où télécharger le rapport d’activité ?
Le document est en accès libre : télécharger le rapport d’activité Satelia® Cardio (PDF). Il est également accessible depuis le menu « Ressources » du site.
En savoir plus.
Cliquer ici pour télécharger le rapport d’activité en pdf
Référence du document : LP 030726 FR, date d’élaboration 3 juillet 2026.
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